La rareté d’une monnaie peut-être définie de différentes manières ; pour notre part nous avons pris comme heuristique le point de vue du collectionneur privé. Pour le collectionneur qui cherche à compléter sa collection, ce qui est intéressant c’est la probabilité qu’il a d’obtenir un jour la monnaie qui lui manque. Comme cette probabilité est a priori impossible à calculer (l’apparition des monnaies sur le marché dépend de facteurs multiples qui ne peuvent pas être prévus : découverte de trésors, besoins financiers de collectionneurs ou de leurs héritiers....) on prend, comme souvent en matière de prévision, la description du passé comme proxy pour la détermination de l’avenir. L’indice de rareté (futur) est donc assimilé au cumul des apparitions (passé) de pièces sur le marché sur la période la plus longue possible. Il faut, à ce stade, distinguer la mesure des flux de celle des stocks. En effet, pour un collectionneur privé, l’existence en grand nombre de pièces en stock dans des collections publiques ou des musées (même si on constate parfois des mouvements bizarres) n’est pas un indicateur d’abondance de la monnaie : si toutes les monnaies existantes sont captives, alors pour lui, quelque soit le nombre existant, la rareté est infinie (en l’absence de mouvements bizarres). Lorsque nous inscrivons en face d’une monnaie 1 ex. par exemple, cela signifie que depuis une dizaine d’année (ou parfois plus) un exemplaire est passé sur le marché et figure peut-être dans les monnaies présentées. Il est clair qu’il ne s’agit pas du nombre de pièces existantes qui est bien sur inconnu tant que les collectionneurs ne publient pas leurs collections et les marchands leur inventaire. C’est une mesure de flux et non pas une mesure de stock. Supposons qu’un collectionneur possède un grand nombre de pièces de la même catégorie mais qu’il ne souhaite pas les partager (par exemple pour en vendre rarement et faire monter artificiellement les prix) il crée un effet de rareté pour les autres collectionneurs, même si la monnaie n’est pas rare. Dans ce cas, l’indice de rareté du stock est bas et l’indice de rareté du flux est très élevé. Il serait donc stupide pour un collectionneur de se gausser de notre chiffre d’un exemplaire en disant par exemple "ils sont incompétents, ils disent que la monnaie est rare, et moi j’en possède 12 exemplaires" ; cela montrerait seulement la richesse de sa collection et la pauvreté de son esprit. L’échange de données est donc extrêmement important.
L'indice de rareté est un indice purement subjectif et donné à titre indicatif
C+
Très commun
Beaucoup de gens, numismates et non numismates les possèdent, parfois cachées dans les greniers.
C
Commun
Facile à trouver pour une somme modique dans les bourses toutes collections.
C-
Peu commun
Relativement facile à trouver chez les numismates mais ayant une valeur.
R
Rare : apparaît peu dans les bourses et dans les ventes électroniques, mais est rencontré assez fréquemment dans les ventes aux enchères des grandes maisons.Ces pièces s'échangent entre collectionneurs confirmés et professionnels et suscitent la convoitise.
R2
Très rare : apparaît très rarement dans les bourses et dans les ventes électroniques, mais est rencontré relativement régulièrement dans les ventes aux enchères des grandes maisons.
R3
Extrêmement rare : apparaît très rarement dans les ventes aux enchères des grandes maisons.
R4
Rarissime et presque impossible à acquérir étant donné le très faible nombre d'exemplaires apparaissant dans les ventes, y compris les plus prestigieuses. Sur de nombreuses années, seuls un ou deux exemplaires apparaissent.
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